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Dans le cadre de l’opération Ma boutique à l’essai, Noemia Louvet a été sélectionnée pour ouvrir une mercerie, en septembre prochain dans le centre-ville de Mantes-la-Jolie. A cet effet, une conférence de presse pour l'inauguration de la boutique se tiendra dans le local situé au 2 rue Henri Rivière, 78200 Mantes-la-Jolie.

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre secteur d'activité ? Quel a été votre parcours professionnel avant de réaliser votre projet ?

Je suis Noemia Louvet, originaire du Brésil. J'ai fait mes études de design de mode au Brésil, à Rio. Plus tard, je suis arrivée en France pour passer mon master de créateur couture à ESMOD Paris. Au cours de mon cursus scolaire, j'ai effectué un stage à Paris chez Rabih Kayrouz dans la haute couture.Je suis ensuite repartie au Brésil où j'ai travaillé 8 ans en tant que modéliste responsable de défilés chez Animale, une marque de prêt-à-porter haut de gamme. Cette entreprise m'a apporté beaucoup d'expérience et d'opportunités. En 2019, je suis revenue à Paris et cela fait à présent un an que j'ai emménagé à Mantes-la-Jolie avec mon compagnon.

Pourquoi avoir créé cette société ? Quelles étaient vos motivations ?

En tant que styliste modéliste, j'affectionne particulièrement les matières premières de la couture. J'étais de ce fait déçue que les deux merceries qu'il y avait en centre-ville soient fermées. J'ai donc décidé de présenter mon projet pour ouvrir une mercerie à Mantes-la-Jolie et nous sommes, mon compagnon et moi-même, très motivés pour ouvrir la boutique au mois de septembre. 

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans votre création de projet ?

Au départ nous nous sommes lancés dans un projet qui permettait de donner une seconde vie aux vêtements avec un vide-dressing mais nous nous sommes rendus compte que l'espace n'était pas adapté alors qu'une mercerie semblait l'être. En sachant que je souhaite mettre en place des ateliers de couture et donc avoir du matériel sur place pour les personnes qui aiment faire des loisirs créatifs et de la couture de manière générale, ouvrir une mercerie est pour moi une excellente idée. 

Comment avez-vous entendu parler l’opération Ma Boutique à L'essai ?

En passant devant la boutique, mon compagnon a vu l'annonce sur les vitrines et il m'a tout de suite envoyé une photo parce qu'il savait que j'avais l'idée de monter un projet dans la couture. On a directement appelé pour avoir plus de renseignements sur la boutique.

Comment l’association Initiative Seine Yvelines vous a-t-elle aidés dans cette opération ?

Toute l'équipe d'Initiative Seine Yvelines nous a beaucoup aidés dans le montage du dossier, surtout Agathe Grosbois. C'était vraiment du "pas à pas" étant donné que nous n'avions jamais été entrepreneurs auparavant. Nous avons bénéficié d'une aide précieuse pour présenter au mieux notre candidature.

Comment avez-vous vécu votre passage en comité d’agrément ?

Le passage en comité représentait beaucoup de stress pour moi. Passer devant un jury, parler en public, pour moi c'est compliqué mais à la fin de la présentation j'étais un peu moins stressée. Au départ, c'est mon mari qui a pris la parole et présenté notre projet. Puis, je l'ai prise à mon tour pour présenter l'aspect technique.

Pensiez-vous gagner le concours ?

Au début oui car c'est une activité qu'il n'y a plus en centre-ville. Je pensais donc être une potentielle bonne candidate mais je gardais certains doutes par rapport à la présentation et le nombre de dossiers présentés ce jour-là. J'avais tout de même bon espoir de gagner et je suis contente d'avoir été selectionnée !

Une anecdote à nous raconter ?

Quand on a terminé de monter le dossier du vide-dressing et que nous nous sommes aperçus que ce n'était financièrement pas réalisable, on a voulu se désister. J'avais peur de me lancer dans un achat de stock car c'est  tout nouveau pour moi. J'ai toujours travaillé pour une entreprise de manière indépendante dans la prestation de services, je n'ai jamais été commerçante et ça me faisait peur. Mais nous avons bien suivi les conseils d'Agathe, nous nous sommes dit que nous irions jusqu'au bout et nous avons bien fait !

Aujourd’hui, quel conseil donnerez-vous à un futur entrepreneur ?

Il ne faut pas avoir peur, il faut continuer jusqu'au bout. Parfois, on a peur de l'inconnu mais ça nous fait avancer avec beaucoup de conscience pour bien faire les choses et ne pas échouer par la suite.